Cours publics 2011 du jeudi « les jardins entre nature et culture » à la Cité de l’architecture & du patrimoine au Palais de Chaillot 75116 PARIS

Histoire et actualité des jardins

le renouveau des jardins : enjeux publics, expériences privées

Jeudi 31 mars 2011 / Guy Tortosa : Artistes jardiniers et jardiniers artistes

CP 2010-2011 31 Mars 2011 [18H30]
ARTISTES JARDINIERS ET JARDINIERS ARTISTES


« À travers des exemples empruntés à l’histoire des arts, par delà les séparations souvent artificiellement entretenues par les académies et par le préjugé, on montrera comment les « disciplines », telles que la sculpture, la peinture, la photographie, la littérature, l’architecture ou encore le cinéma et l’installation, et les courants, tels le Bauhaus, le Land Art, l’Arte povera, Fluxus et leurs héritiers, échangent le meilleur de leurs intuitions pour produire, dans quelques très beaux jardins contemporains, grands ou modestes, ce que les avant-gardes du début du XXIe siècle ont qualifié d’œuvre d’art totale. Ce qu’une frange encore marginale de l’art contemporain appelle plus humblement depuis la fin des années soixante « l’art écologique ». »

Jeudi 7 avril 2011 / Françoise Dubost : Les Français et leurs jardins

CP 2010-2011 07 Avril 2011 [18H30]
LES FRANÇAIS ET LEURS JARDINS


« Le jardin des Français a de moins en moins pour fonction de nourrir la maisonnée, ce qui fut son objectif essentiel pendant des siècles. À la campagne, il était synonyme de potager et sa production suffisait à couvrir en grande partie les besoins de la famille. Il avait bien des traits communs avec le potager urbain, celui des jardins ouvriers devenus plus tard jardins familiaux. Aujourd’hui les jardins familiaux sont voués au loisir plutôt qu’à la subsistance et le potager rural s’est réduit en même
temps que déclinait le nombre des agriculteurs. La culture des légumes n’a pas disparu pour autant et se pare désormais de vertus écologiques, tandis que l’on s’efforce, au nom du développement durable, de fabriquer du lien social au sein des nouveaux jardins partagés. Sous sa forme la plus répandue, cependant, le jardin est devenu d’agrément, un agrément qui s’est largement démocratisé en même temps que se développait l’habitat pavillonnaire. Dans un décor standardisé, modes et modèles se succèdent et circulent, entre public et privé, entre monde rural et monde citadin, entre amateurs et professionnels. »

Jeudi 28 avril 2011 / Gilles Clément : Le jardin territoire du meilleur

CP 2010-2011 28 Avril 2011 [18H30]
LE JARDIN TERRITOIRE DU MEILLEUR


« Le jardin, étymologiquement « l’enclos », protège ce que l’homme, au cours de son histoire, accueille de plus précieux. Les fleurs, les fruits, les légumes, mais aussi les espaces où l’on joue, ceux où l’on cesse de s’agiter, ceux que l’on voue à la seule méditation ou à l’art de vivre. Tout cela s’organise dans une architecture considérée par l’histoire comme un art spécifique : l’art du jardin. Si la figure et le style prennent autant de formes différentes au cours de l’histoire, c’est que l’idée même du meilleur varie avec le temps, les urgences et les préoccupations du moment. Les jardins que l’histoire retient, reflètent une pensée aboutie de l’époque à laquelle ils ont été conçus. Ceux que l’on observe en territoire indoeuropéen sont globalement soumis aux visions monothéistes et s’organisent en rapport à la notion de « paradis », définition admise. D’autres systèmes culturels se contentent d’un idéal paysager se référant à une cosmogonie singulière, sans que soit invoquée une vision paradisiaque du « meilleur ».

Dans certaines régions du monde, dans l’Australie des aborigènes par exemple, le jardin tel que nous le concevons ne saurait exister. Je me suis rendu dans une vaste réserve de la péninsule d’York pour tenter de comprendre les raisons déterminant les habitants à ne jamais faire de jardin. Leur idée du meilleur n’est pas la nôtre. On peut aujourd’hui se poser la question de savoir quel serait le « meilleur » pour une société planétaire brusquement saisie d’une conscience écologique, en Occident ou ailleurs. Quel jardin en ce siècle, quelle nouvelle idée du meilleur à protéger pour vivre ? »

POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS :

http://www.citechaillot.fr

ADRESSE
Cité de l’architecture et du patrimoine
7, avenue Albert de Mun
75116 Paris



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